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Hier, j’ai lu une chronique des Echos qui traite de la confiance entre l’Etat, les entreprises et les syndicats. Oui, la confiance sera nécessaire pour accélérer la reprise car elle diminue les coûts et réduit les délais.

Confiance entre Etat, syndicats et entrepreneurs

Dans cet article, Xavier Fontanet rappelle que l’argent de l’Etat n’existe pas. L’argent qui finance actuellement tous les dispositifs de soutien provient de dettes que les générations futures devront rembourser. Mais l’état n’est pas seul à porter la responsabilité : elle est avant tout individuelle. Chacun d’entre nous doit faire le nécessaire pour adopter les gestes qui permettront de ralentir la progression du coronavirus. Enfin, il soutient que si le trinôme Etat-syndicats-entrepreneurs fait équipe, la mise en place des mesures de sécurité en entreprise pourront se faire en bonne intelligence. Dans le cas contraire, le redémarrage en pâtira.

Le coronavirus induit déjà par essence un manque de confiance

Alors que les recherches sont en cours pour développer des tests sérologiques en lesquels nous pourrons avoir confiance, les entreprises doivent considérer que chaque collaborateur est à risque. Elles n’ont pas les moyens de lui faire confiance. Il faut donc mettre en place des mesures et contrôler. Masques, désinfection, distanciation sociale… Ces nouveaux comportements induisent des coûts matériels importants pour tous. L’application de toutes ces mesures prend du temps, réduisant ainsi la productivité.

Manque de confiance dans les institutions, manque de confiance des syndicats, elles pourraient pousser à l’extrême les mesures de précaution.

Agit en confiance pour respecter les mesures barrière dans les entreprisesLa responsabilité de chacun

L’Etat a d’ores-et-déjà pris ses responsabilités via de nombreux dispositifs de soutien ainsi que de (nombreuses) lois en matière de droit du travail notamment. Les entreprises qui ne l’ont pas encore fait, préparent les mesures de sécurité nécessaire à une reprise qui préserve la santé de tous. Exercice périlleux entre le « trop » et le « juste milieu ». L’exemple d’Amazon a clairement montré que le « pas assez » n’était même pas imaginable. Hors jeu.

A l’inverse, les entreprises, angoissées par le risque pénal (même s’il n’y a pas vraiment lieu), peuvent être tentées d’en faire trop. Manque de confiance dans les institutions, manque de confiance des syndicats, elles pourraient pousser à l’extrême les mesures de précaution. Par exemple, l’instauration de la désinfection des bureaux par une entreprise de nettoyage 3 fois par jour alors que les salariés ont déjà à disposition le gel hydroalcoolique, le savon et autres moyens de protection. Cela induit des surcoûts inutiles et un ralentissement de l’activité, donc de la reprise.

Des signes de confiance entre les acteurs

Confiance entre syndicats et entrepreneurs : s’associer pour une définition équilibrée des mesures à prendre pour le bien de tous, et travailler ensemble la communication.

Confiance entre l’Etat et les entreprises : l’Etat fixe le cadre minimum des mesures à prendre, l’entreprise (et surtout, ses salariés !) se doit donc de les appliquer. Les contrôles sont difficiles à mettre en place. Les syndicats pourront jouer un rôle de garant.

Confiance entre l’Etat et les syndicats : l’Etat a accordé aux syndicats la possibilité de négocier plusieurs dispositifs dans les entreprises : prise des congés payés, temps partiel individualisé.

Pour autant, une fois les moyens donnés, le respect des mesures dans le cadre professionnel sera uniquement de la responsabilité individuelle.

Meilleure sera la confiance, plus efficace sera la reprise.

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